« est-ce que tu m’aimes ? »

 

Je cherchais des signes simples pour me repérer, pour continuer d’avancer sans trop trébucher. Pour cela, toujours consentante, Ponko m’aida, tout naturellement, elle m’apprit à la reconnaître à l’odeur, à deviner les mouvements de son désir aux seuls remous de son coeur, elle insista beaucoup sur l’agrément d’un baiser au fond duquel on découvre toutes les douceurs de nos langues. Avant elle, je n’avais jamais été si loin dans l’avenir érotique de nos désirs et la fraternité de la débauche. Impatiente et résolue, la pupille dilatée et affamée de sensations fortes, souriant vaguement en lisant sans égard au fond de l’encrier de mes yeux, elle commença à briser, centimètre par centimètre, les murs du labyrinthe. Chaque nuit, la tête couchée sur son ventre, j’entendais monter au loin un galop d’orgasmes sauvages, mêlés, polymorphes, frénétiques.

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