Journal d’un peintre en terre d’Ombre Brûlée 1976

 30,00

quatrième volume de mon journal de l’atelier

Extrait du journal du jeudi 1er juillet 1976 :

Impression d’un changement profond à 17 heures quand Otomè arrive en retard au rendez-vous, la gorge serrée, les yeux mouillés dans une sorte de tristesse indéfinissable

Impossible de savoir ce qui lui est arrivé, elle est une de ces filles merveilleuses qui sont d’immenses boites à questions, on ne fera donc rien aujourd’hui, seulement boire du thé, histoire de lui donner le temps de se remettre

Au moment où j’achève de ranger mes pinceaux, elle m’annonce doucement qu’elle n’ira pas à Tottori, qu’elle a d’autres choses importantes à faire, mais que, si je le veux, elle reviendra poser tout le week-end et on terminera les deux tableaux de juin avant le retour d’Awa

Ce sera l’unique événement de la journée, je ne m’inquiète pas davantage, nos liens sont solides, elle reviendra ! Je la regarde partir sans bouger tandis qu’elle traverse l’air surchauffé de l’atelier, quitte les lieux, s’efface et disparaît…

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UGS : 001D Catégorie :

Description

Caute !

Si la vente de ce “journal d’un peintre” est interdite aux jeunes de moins de 18 ans, ce n’est pas sans raison. Pendant dix ans, écrivant pour lui-même, jour après jour, l’auteur de ce journal s’est appliqué à coucher sur papier ses expériences aussi librement qu’il les vivait dans la violence de ses désirs, et a raconté son intimité amoureuse pour la douzaine de japonaises qui lui ont servi de modèles. Et tout cela avec le seul souci de rapporter, de façon très concrète, ses observations toutes fraîches sur ce qui venait de se passer le jour même. Indifférent aux jugements des autres, il s’est donné pour cela le droit absolu de n’être ni pudique ni prudent. Sans craindre de transgresser les règles formelles de l’écriture d’un journal littéraire, il est allé chaque soir au bout de ses sentiments et de ses pensées du jour. De ce qu’il découvrait, il a retenu selon son humeur ou son appétit. Le contresens et l’argot ordurier ne lui faisaient pas peur, s’ils pouvaient servir à ce qu’il voulait dire selon son désir de vérité. Et s’il a cité des auteurs ou repris leurs mots, c’était de mémoire, pour ce qui l’intéressait, un peu comme on en use dans la conversation, et certes pas en savant homme. Caute ! Vous voilà avertis ! Ce journal n’est donc ni pour les enfants ni pour les jeunes.

les Editions Gutta & Astula

Informations complémentaires

Poids 0.50 kg
Dimensions 21 × 13 × 2 cm
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